L'arthrose du genou

L'arthrose est la conséquence de la destruction du cartilage recouvrant les pièces osseuses d'une articulation.
Elle se manifeste par des douleurs accompagnées de gonflement et de raideur de l'articulation atteinte.
Concernant le genou, l'usure est située sur le fémur et le tibia ainsi que parfois sur la rotule.
Les causes sont essentiellement génétiques, traumatiques et micro-traumatiques puis moins fréquemment les maladies inflammatoires (polyarthrite rhumatoïde etc), dépôts de calcium ou d'acide urique dans la goutte, nécrose de l'os...
Les données françaises estiment la prévalence de l'arthrose symptomatique du genou (ou gonarthrose) à 4,7% chez les hommes et 6,6% chez les femmes.

La prise en charge médicale des patients repose sur divers moyens :
        - hygiéno diététiques : perte de poids, exercice physique, chaussures et semelles, orthèses et cannes
        - médicamenteux avec antalgiques et anti-inflammatoires
        - infiltrations avec injection de cortisone ou d'acide hyaluronique (= visco-supplémentation)
        - lavage articulaire
Lorsque le traitement médical est devenu inefficace pour soulager les douleurs aiguës ou chroniques, le remplacement de l'articulation du genou par une prothèse est la solution pour soulager et maintenir l'autonomie du patient.
L'arthroplastie du genou, ou prothèse, consiste à remplacer l'articulation pour permettre son bon fonctionnement. Cet acte utilise des dispositifs implantables qui remplacent partiellement ou totalement l'articulation du genou.
En 2011, 71 000 actes d'arthroplastie totale, 9500 actes d'arthroplastie partielle et 5 600 actes de reprise de prothèse de genou ont été réalisés en France. (in : implants articulaires du genou, rapport d'évaluation de la HAS novembre 2012)

Concernant l‘hospitalisation elle dure de 3 à 8 jours au sein de la clinique avec soit retour à domicile à condition qu’un kinésithérapeute puisse assurer au moins 3 séances dans la semaine, ou bien convalescence en centre de rééducation, mais sans obligation.

La demande de centre est habituellement planifiée lors de la consultation formalisant la date d’intervention.

Juste avant l’intervention une anesthésie locorégionale sous contrôle échographique est réalisée en salle de réveil, préalablement à l'anesthésie générale en salle d’opération. Elle permet de conserver l'indolence du membre inférieur dans la nuit qui suit l'opération.

Une navigation assistée par ordinateur est utilisée et permet de fiabiliser le geste et le résultat fonctionnel.

Après sa sortie le patient est ensuite revu en consultation de contrôle à J+1 mois et le plus souvent marche sans canne.

La navigation assistée par ordinateur consiste pendant l'intervention à placer des capteurs (billes réfléchissantes) sur le fémur et le tibia.

L'ordinateur permet alors d'acquérir les repères puis de mesurer en temps réel les angles et les écarts.
La taille des composants de la prothèse est déterminée au mieux et permet l'adaptation au plus près de l'anatomie du patient. A chaque instant, le chirurgien contrôle les diverses étapes de mise en place de la prothèse et adapte son geste.
Haut de page